Une formation artistique
Rosaleen Miriam Norton naît en 1917 et étudie l'art à East Sydney Technical College. Elle dessine, peint et travaille également comme modèle. Ses premières illustrations paraissent dans la revue Pertinent au début des années 1940.
Son œuvre associe figures de Pan, animaux, corps métamorphiques et références occultes. The Art of Rosaleen Norton, publié en 1952 avec Walter Glover, devient le centre d'une controverse judiciaire et médiatique.
La Witch of Kings Cross
Installée à Kings Cross, Norton assume publiquement ses croyances et son image. La presse transforme cette position en personnage sensationnel. Le surnom Witch of Kings Cross finit par précéder l'examen de ses dessins et de ses peintures.
Photographies, articles et récits de témoins ont souvent insisté sur son apparence, son appartement et ses fréquentations. Cette documentation reste précieuse, mais elle transmet aussi les préjugés d'une époque envers une femme qui revendique une sexualité, une spiritualité et une autonomie artistique hors des normes.
Revenir aux collections
Les fonds de la State Library of New South Wales conservent des portraits, des dessins attribués, des photographies et des dossiers liés à la publication de son livre. Ils permettent de distinguer progressivement l'œuvre, la pratique religieuse et la légende journalistique.
Cette distinction ne rend pas Norton moins singulière. Elle remplace le cliché par une histoire plus complexe, celle d'une artiste qui a participé activement à la fabrication de son image tout en subissant les usages que d'autres en ont faits.
